Fonctionnement PBM
Publié le
May 9, 2025

Différences entre lumière rouge et proche-infrarouge en photobiomodulation

Differences entre lumiere rouge et proche infrarouge photobiomodulation

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Pour mieux comprendre : deux types de lumière, deux effets

La photobiomodulation (PBM) utilise deux types de lumière pour stimuler les cellules :

  • la lumière rouge visible,
  • et la lumière infrarouge (notamment le proche infrarouge).

Ces deux longueurs d’onde déclenchent des réactions biologiques similaires, mais avec des profils d’action différents selon les tissus.

Lumière rouge vs proche-infrarouge : tableau comparatif

Critère Lumière rouge (630–660 nm) Lumière proche-infrarouge (800–850 nm)
Visible à l'œil Oui Non (proche infrarouge)
Profondeur d'action ~0,5 cm (épiderme, derme, microvaisseaux) ~3–5 cm (muscles, nerfs, articulations)
Effets Cutanés, capillaires, peau Profonds, musculaires, neurologiques
Cible principale Kératinocytes, fibroblastes, collagène Cellules musculaires, neurones, chondrocytes
Applications courantes Esthétique, cicatrisation, acné Douleurs chroniques, inflammation, sport

Infrarouge vs proche-infrarouge : quelle nuance en PBM ?

Le terme infrarouge désigne un spectre large (700 nm à 1 mm).
En photobiomodulation, seule une partie précise est utilisée : le proche infrarouge ou near infrared (NIR).

Type d'infrarouge Longueurs d'onde Utilisé en PBM ?
Proche infrarouge (NIR) 700 à 1100 nm Oui
Infrarouge moyen (MIR) 1300 à 3000 nm Non
Infrarouge lointain (FIR) > 3000 nm Non

📌 Seul le NIR (ex. : 810, 830, 850 et 940nm) est capable de pénétrer en profondeur dans les tissus sans échauffement, tout en stimulant les mitochondries (cytochrome c oxydase).

Lecture scientifique : absorption et effets tissulaires

Absorption par les tissus

  • La lumière rouge est absorbée surtout par les chromophores de surface (cytochrome, hémoglobine, mélanine).
  • Le proche infrarouge traverse la peau et atteint les tissus profonds, car il est peu absorbé par l’eau intracellulaire.

Effets biologiques comparés

Lumière rouge Infrarouge (NIR)
Stimule la cicatrisation cutanée Réduit l'inflammation profonde
Favorise le collagène Soulage les douleurs chroniques
Active la microcirculation Cible les nerfs et articulations
Idéale pour les soins esthétiques Efficace en médecine du sport

Les deux activent la cytochrome c oxydase, mais avec une profondeur et une distribution énergétique différente.

Applications pratiques

  • Peau, rides, taches, cicatrices → rouge
  • Arthrose, tendinite, récupération musculaire → infrarouge
  • Cuir chevelu, chute de cheveux → rouge
  • Douleurs neuropathiques, inflammation chronique → infrarouge
  • Soin combiné de surface et profondeur → rouge + IR

Dispositifs LED et spectres utilisés

La plupart des appareils LED thérapeutiques combinent :

  • 630–660 nm (rouge)
  • 810–850 nm (NIR)

Cela permet de cibler plusieurs couches tissulaires en une seule séance, et de renforcer la synergie biologique.

Foire aux questions

Le proche infrarouge est-il visible ?

Non, il est invisible, mais peut produire une légère chaleur douce.

Est-ce que la lumière rouge suffit pour traiter une douleur musculaire ?

Non. Il faut une pénétration plus profonde, donc du proche infrarouge.

Peut-on utiliser les deux en même temps ?

Oui, c’est même recommandé pour cibler la peau + les muscles/nerfs.

Le FIR ou MIR sont-ils utiles en PBM ?

Non. Ces spectres sont utilisés pour chauffer, mais ne déclenchent pas la photobiomodulation cellulaire.

Sources scientifiques citées

  • Karu T.I. (2010). Multiple roles of cytochrome c oxidase in low-level light therapy.
    Lien vers l’étude
    → Explique que la lumière rouge (630–660 nm) agit plus en surface tandis que l’infrarouge proche (810–850 nm) pénètre plus profondément et stimule la respiration cellulaire.
  • Chung H. et al. (2012). The Nuts and Bolts of Low-level Laser (Light) Therapy.
    Lien vers l’étude
    → Détaille les effets biologiques de chaque spectre sur les tissus : le rouge pour la peau, l’infrarouge pour les muscles et articulations.
  • Hashmi J.T. et al. (2010). Effect of wavelength on low-level laser therapy.
    Lien vers l’étude
    → Compare l’absorption et la pénétration selon la longueur d’onde : l’IR pénètre mieux les tissus musculaires et articulaires que la lumière rouge.

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