Douleur et inflammation
Publié le
11 octobre 2025

Martín Pérez SE - Photobiomodulation dans la gestion des symptômes de la fibromyalgie

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Cette revue systématique de 17 études, portant sur 857 participants, rapporte des bénéfices de la photobiomodulation sur la douleur, la fonction physique, la fatigue et la qualité de vie dans la fibromyalgie, avec un avantage décrit pour les applications corps entier. Le résumé ne fournit aucune valeur chiffrée agrégée et la forte variabilité des protocoles limite la portée de ces conclusions.

Ce que cette étude a mesuré

Il s’agit d’une revue systématique sans méta-analyse : les données des études incluses n’ont pas été regroupées statistiquement, et il ne s’agit pas non plus d’un essai clinique unique. Le travail suit les recommandations PRISMA et a été enregistré au préalable sur PROSPERO sous le numéro CRD42024626368. Les recherches ont été menées dans MEDLINE, PEDro, SPORTDiscus, Scopus, ScienceDirect et Web of Science. Dix-sept études répondant aux critères ont été retenues, pour un total de 857 participants. L’objectif était d’évaluer l’effet de la photobiomodulation sur la douleur, la fonction physique, la qualité du sommeil et le bien-être général, en comparant les applications localisées et corps entier.

Les résultats principaux

Les auteurs décrivent des bénéfices cliniques sans publier de valeurs chiffrées agrégées dans le résumé. Les seuls éléments quantitatifs disponibles sont les suivants.

  • 17 études incluses, 857 participants au total
  • Dispositifs utilisés : laser de faible intensité, infrarouge ou LED, en application locale ou sur le corps entier
  • Bénéfices rapportés : réduction de l’intensité de la douleur, amélioration de la fonction physique, diminution de la fatigue, meilleure qualité de vie
  • Applications corps entier : effets décrits comme plus importants et plus durables que les applications localisées
  • Autres améliorations rapportées : bien-être psychologique, qualité du sommeil, réduction de la kinésiophobie
  • Aucune taille d’effet, aucun intervalle de confiance et aucune dose ne figurent dans le résumé de la revue

Comment la photobiomodulation agit dans cette indication

Les mécanismes proposés restent hypothétiques. L’absorption de la lumière rouge et proche infrarouge par la cytochrome c oxydase mitochondriale pourrait augmenter la production d’ATP et modifier l’équilibre du stress oxydatif. Une réduction de l’inflammation locale est également évoquée. Dans la fibromyalgie, marquée par une sensibilisation centrale, les auteurs suggèrent que l’exposition corps entier agirait par une modulation systémique des voies nociceptives et une régulation du système nerveux autonome, ce qui expliquerait des effets plus étendus qu’une application ciblée. Ces explications sont formulées au conditionnel et n’ont pas été mesurées directement.

Les limites à connaître

La limite la plus importante est l’absence de synthèse quantitative : sans méta-analyse ni chiffres agrégés, l’ampleur réelle des bénéfices reste indéterminée. Les auteurs signalent une forte variabilité des paramètres de traitement et des méthodologies employées, ce qui empêche de définir un protocole de référence. Le risque de biais des études incluses a été évalué avec l’outil RoB 2.0 et leur qualité méthodologique avec l’échelle PEDro, mais le résumé ne donne pas la répartition des jugements obtenus. La conclusion appelle explicitement à des protocoles standardisés et à des essais cliniques de meilleure qualité avant toute intégration en routine clinique.

Ce que cela change en pratique

La prise en charge de la fibromyalgie est multimodale : activité physique adaptée, éducation à la douleur, accompagnement psychologique et, selon les situations, traitements médicamenteux. La photobiomodulation ne s’y substitue pas. Les auteurs la présentent eux-mêmes comme un traitement adjuvant destiné à s’insérer dans une stratégie pluridisciplinaire de gestion de la douleur. Toute décision doit se prendre avec l’équipe soignante qui suit la personne concernée.

Questions fréquentes

La photobiomodulation peut-elle remplacer mon traitement de la fibromyalgie ?

Non. La fibromyalgie relève d’une prise en charge multimodale associant plusieurs approches complémentaires, et cette revue positionne la photobiomodulation comme un adjuvant. Aucune donnée de cette publication ne soutient l’arrêt ou le remplacement d’un traitement en cours. Cette question se discute avec un professionnel de santé.

Faut-il traiter tout le corps ou seulement les zones douloureuses ?

La revue rapporte des effets décrits comme plus importants et plus durables avec les applications corps entier qu’avec les applications localisées. Les auteurs l’expliquent par une modulation systémique des voies de la douleur. Le résumé ne précise cependant ni les durées de séance, ni les doses, ni le nombre d’applications réalisées.

Combien de séances sont nécessaires ?

Cette information n’est pas disponible. Le résumé de la revue ne détaille ni les longueurs d’onde, ni les doses, ni la fréquence des séances des 17 études incluses. Les auteurs soulignent au contraire que la variabilité des paramètres constitue l’un des principaux obstacles et réclament des protocoles standardisés.

Référence

Martín Pérez SE et coll. Effectiveness of Photobiomodulation Therapy in the Management of Fibromyalgia Syndrome: A Systematic Review. Applied Sciences, 2025, 15(8):4161. Revue non indexée dans PubMed, aucun PMID disponible. DOI 10.3390/app15084161. https://doi.org/10.3390/app15084161

Cette synthèse est fournie à titre informatif et ne constitue pas un avis médical. La photobiomodulation ne remplace pas un traitement prescrit. Parlez-en à un professionnel de santé.