Fondamentaux et mécanismes
Publié le
1er janvier 1968

Mester E. et al. - Effets inhibiteurs et activateurs des faisceaux laser : communication chirurgicale de 1968

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Publié en 1968 dans une revue chirurgicale de langue allemande, cet article est communément cité comme l’un des premiers à formuler ensemble l’idée d’un effet inhibiteur et d’un effet activateur du faisceau laser. PubMed n’en diffuse aucun résumé : cette fiche en situe la portée sans lui attribuer le moindre résultat.

Le contexte de l’époque

À la fin des années 1960, l’usage médical du laser se cherche encore. Deux lectures coexistent. La première, dominante, voit dans le faisceau un outil de destruction contrôlée, pour détruire une lésion ou coaguler un tissu. La seconde, marginale, suppose qu’une exposition faible pourrait au contraire favoriser certains processus biologiques. Les revues contemporaines rapportent que l’équipe d’Endre Mester, à Budapest, a rejoint cette seconde piste par accident : cherchant si le laser à rubis provoquait des cancers chez la souris, elle n’a pas observé de tumeur mais une repousse du poil rasé plus rapide et une cicatrisation accélérée.

Il faut aussi rappeler comment on publiait alors : articles courts, rédigés dans la langue de la revue, et bases bibliographiques qui n’enregistraient pas encore les résumés. PubMed n’en diffuse pratiquement aucun avant 1975, et cet article ne fait pas exception.

Ce que représente cette publication

Voici l’intégralité de ce qui est vérifiable dans la notice, sans aucune reconstruction de notre part.

  • Titre exact tel qu’indexé : [Studies on the inhibiting and activating effects of laser beams].
  • Revue : Langenbecks Archiv für Chirurgie, abrégée Langenbecks Arch Chir, volume 322, pages 1022 à 1027.
  • Année de publication : 1968. Aucun mois ni jour n’est renseigné dans la notice.
  • Auteurs : Mester E, Ludány G, Sellyei M, Szende B, Gyenes G, Tota GJ.
  • Langue de publication : allemand. Identifiant DOI : 10.1007/BF02453990.
  • Termes d’indexation MeSH : Animals, Carcinoma Ehrlich Tumor, Hair, Humans, Lasers, Leukocytes, Mice, Phagocytosis, Skin, Wound Healing.

Cette indexation est la plus large des quatre publications fondatrices retenues ici : animal et humain, peau, poil, cicatrisation, leucocytes, phagocytose. Elle montre l’étendue des thèmes abordés, sans rien dire du protocole ni de la direction des effets.

Ce que l’on sait aujourd’hui du mécanisme

La notion souvent rapprochée du titre de cet article est celle de réponse biphasique à la dose : une exposition modérée pourrait stimuler une activité que des expositions plus fortes n’améliorent plus, voire freinent. Cette idée a été formalisée bien après 1968 et ne peut pas être prêtée à ce texte.

Le modèle cellulaire le plus étudié fait intervenir l’absorption de la lumière rouge et proche infrarouge par la cytochrome c oxydase mitochondriale, suivie d’une signalisation impliquant espèces réactives de l’oxygène et calcium. Rien de ce cadre n’était disponible aux auteurs de 1968.

Ce que cette fiche ne peut pas dire

Soyons explicites. PubMed ne diffuse aucun résumé pour cet article, et aucune donnée chiffrée ne peut donc en être rapportée ici. Nous ignorons combien d’animaux ou de sujets ont été étudiés, à quelles doses, à quelle longueur d’onde, pendant combien de temps, et avec quelle ampleur d’effet.

Nous ne pouvons pas davantage affirmer qu’un groupe témoin a été constitué, ni décrire les mesures effectuées. Les méthodes de 1968 ne se comparent pas aux standards actuels de randomisation, d’insu et d’analyse statistique. Enfin, le texte intégral est en allemand et n’est pas librement accessible.

Sa place dans l’histoire de la photobiomodulation

Ce travail est habituellement présenté comme le moment où l’équipe de Budapest élargit son questionnement au delà du poil de la souris. Sa valeur tient à cette ouverture thématique, pas à une force de preuve. L’évaluation contemporaine de la photobiomodulation repose sur des essais postérieurs, contrôlés et documentés.

Questions fréquentes

Le titre parle d’inhibition : la lumière peut-elle freiner quelque chose ?

Le titre indexé mentionne bien les deux directions. En l’absence de résumé, il est impossible de savoir ce que les auteurs entendaient précisément par là, ni sur quoi portait l’inhibition décrite.

Pourquoi le terme Humans apparaît-il dans l’indexation ?

Les termes MeSH décrivent les thèmes couverts par l’article. Leur présence signale qu’un aspect humain est abordé quelque part dans le texte, sans indiquer s’il s’agissait d’observations cliniques, de cellules ou d’une simple discussion.

Pourquoi la date affichée est-elle le 1er janvier 1968 ?

La notice ne mentionne que l’année. Le 1er janvier est une convention d’affichage propre à cette fiche et non la date réelle de parution.

Référence

Mester E, Ludány G, Sellyei M, Szende B, Gyenes G, Tota GJ. [Studies on the inhibiting and activating effects of laser beams]. Langenbecks Arch Chir, 1968, 322, 1022-7. PMID 5758676. Consulter la notice sur PubMed

Cette synthèse est fournie à titre informatif et ne constitue pas un avis médical. La photobiomodulation ne remplace pas un traitement prescrit. Parlez-en à un professionnel de santé.