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Publié le
October 4, 2026

Photobiomodulation : les études de septembre 2026

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Un mois de septembre dense, et des essais qui se mesurent à des traitements actifs

Septembre 2026 a été un mois chargé pour la recherche sur la photobiomodulation (PBM).

Entre le 4 septembre et le 4 octobre, 91 références sont remontées sur PubMed pour la requête photobiomodulation. Après retrait des articles portant en réalité sur des lasers ablatifs, vasculaires ou épilatoires, sur l'IPL, d'un erratum et de quelques revues où la PBM n'est citée qu'en passant, 77 études sont citées ici, chacune avec son lien DOI.

Le profil du mois : 17 revues systématiques ou méta-analyses, 12 essais randomisés, 6 essais cliniques non randomisés, 3 protocoles, et un socle de travaux fondamentaux (9 études animales, 8 études in vitro). La neurologie, l'odontologie et la recherche mécanistique concentrent plus de la moitié des articles.

Un fil rouge traverse la période : plusieurs essais ne comparent plus la lumière à un placebo mais à un traitement actif. Célécoxib avant une prothèse de genou, ultrasons dans la gonarthrose, thérapie par miroir après un AVC, sélénium et vitamine D dans la thyroïdite auto-immune. C'est la question que se posent les praticiens, et c'est une bonne nouvelle que la littérature commence à y répondre.

Quatre études négatives ou neutres sont regroupées dans une section dédiée. Nous ne voyons aucune raison de les cacher : elles délimitent le champ autant que les résultats positifs.

Voici notre lecture par domaine, avec les liens vers les articles d'origine.

Au sommaire

Douleur et appareil locomoteur

Le résultat le plus marquant du mois vient de la chirurgie orthopédique. Un essai de non-infériorité en double aveugle et double placebo publié dans Frontiers in Cell and Developmental Biology a comparé, chez 80 patients opérés d'une prothèse totale de genou, une séance de PBM préopératoire par laser 810 nm au célécoxib comme analgésie préemptive. La douleur au repos à 24 h était de 3,9 ± 1,1 avec la PBM contre 3,7 ± 1,0 avec l'anti-inflammatoire, soit une différence de 0,20 point (IC 95 % -0,27 à 0,67), dont la borne haute reste sous la marge de non-infériorité fixée à 1 point. Le WOMAC à 48 h ne différait pas (42,4 contre 41,8 ; p = 0,655). Le groupe PBM présentait en revanche moins de gonflement de cuisse à J3 et J7, moins de pertes sanguines occultes et moins d'inconfort digestif (DOI).

Dans la gonarthrose, un essai randomisé monocentrique en aveugle de l'évaluateur a opposé chez 66 adultes la laserthérapie de haute intensité (HILT) aux ultrasons, deux fois par semaine pendant 6 semaines, en complément d'exercices. En intention de traiter, la réduction du WOMAC total à 12 semaines après traitement atteignait 40,0 points avec la HILT contre 8,2 avec les ultrasons (différence ajustée -27,7 ; IC 95 % -39,0 à -16,5 ; p < 0,001), avec un maintien des effets jusqu'à 12 semaines alors que le groupe ultrasons perdait progressivement ses gains (DOI). Une méta-analyse de 105 études (2 710 patients traités, 2 925 contrôles) consacrée à la HILT, lasers de classe IV entre 0,5 et 80 W, rapporte des réductions durables de la douleur (SMD -0,98 en fin de traitement, -1,18 avant 3 mois, -1,01 au-delà) et une supériorité sur la LLLT dans les 13 essais comparatifs disponibles, sans événement indésirable grave. L'un des auteurs est affilié à un fabricant de lasers, ce qui invite à lire ces conclusions avec prudence (DOI).

Pour les lésions méniscales confirmées par IRM, un essai randomisé en double aveugle contre placebo chez 40 adultes montre que la LLLT ajoutée à 6 semaines de rééducation standardisée améliore davantage la douleur, le score de Lysholm, la mobilité et les amplitudes articulaires que le placebo (p < 0,01 pour tous les critères), en dépassant les seuils cliniquement significatifs ; les valeurs absolues ne sont pas données dans le résumé (DOI). Dans le syndrome douloureux régional complexe de type I après AVC, un essai randomisé (47 inclus, 44 analysés) a comparé LLLT et thérapie par miroir, chacune ajoutée à la kinésithérapie. Les deux groupes progressent à tous les suivis (p < 0,001) ; la LLLT fait mieux à 4 semaines sur la douleur (p = 0,039) et la récupération sensorimotrice (p = 0,022), sans différence à 8 et 12 semaines (DOI).

Côté épaule, une méta-analyse de 21 essais randomisés (1 118 patients) sur le conflit sous-acromial trouve une réduction modeste de la douleur (DM -0,54 ; IC 95 % -1,05 à -0,02 ; p = 0,04) et des gains de quelques degrés en flexion (+4,35°), abduction (+3,72°) et rotation externe (+1,96°), sans effet sur l'extension, la rotation interne ni l'incapacité fonctionnelle. La qualité des preuves est jugée faible à très faible et les auteurs suggèrent de réévaluer l'intérêt de poursuivre au-delà de 12 séances (DOI). Une revue de cadrage sur la PBM auriculaire, ou laser-auriculothérapie, retient 7 essais : tendances positives dans la lombalgie chronique et les troubles temporo-mandibulaires, pas de différence significative pour la douleur postopératoire aiguë ni la gonarthrose. Les protocoles utilisaient 808 à 904 nm ou 650 à 660 nm, 0,54 à 4 J/cm² et 8 à 10 séances, le point Shen Men étant stimulé dans 85,7 % des études (DOI). Un commentaire discute par ailleurs la méta-analyse d'Alayat et al. sur le syndrome fémoro-patellaire (DOI).

En préclinique, une étude chez 12 lapins avec lésion partielle du tendon d'Achille a associé une LLLT 830 nm (15 mW, 3 J/cm²) à des exosomes de cellules souches adipeuses. À J21, la force de flexion et de dorsiflexion ainsi que la déformation du tendon et du muscle étaient significativement meilleures dans le groupe combiné (p < 0,05), avec des fibres de collagène compactes et parallèles à l'histologie (DOI). Ces résultats intéressent directement les kinésithérapeutes et centres de rééducation équipés en photobiomodulation corps entier.

Santé bucco-dentaire

L'implantologie bénéficie d'une méta-analyse de 32 essais randomisés (829 patients, 1 278 implants) publiée dans Dentistry Journal. La PBM réduit la douleur postopératoire (DM -0,27 ; IC 95 % -0,35 à -0,19), améliore la stabilité précoce mesurée au Periotest (DM -0,55) et en analyse de fréquence de résonance (ISQ +1,26 ; IC 95 % 0,61 à 1,91 ; p < 0,001) et limite légèrement la perte osseuse marginale (DM -0,09 mm ; IC 95 % -0,16 à -0,01). La densité osseuse initiale en CBCT était supérieure (DM 114,07 HU ; p = 0,01). La certitude GRADE reste faible à très faible (DOI).

Après extraction de troisième molaire mandibulaire incluse, deux travaux convergent. Un essai randomisé chez 70 patients (âge moyen 22 ans) montre qu'une seule séance extra-orale bi-longueur d'onde (650 + 904 nm, 10 min) abaisse la douleur EVA à J2 (20,3 ± 24,4 contre 41,4 ± 25,2 ; p < 0,001) et améliore la qualité de vie (69,8 contre 50,5 ; p = 0,002), sans effet sur l'œdème ni le trismus ; à J7 la différence persiste mais devient cliniquement négligeable (2,6 mm) (DOI). Une revue systématique de 8 essais, avec méta-analyse sur 2, confirme la réduction de la douleur à 24 h (SMD -0,64 ; IC 95 % -0,90 à -0,38), 48 h (SMD -0,82) et 72 h (SMD -1,11), sur un nombre limité d'études aux protocoles hétérogènes (DOI).

Dans le syndrome de la bouche brûlante, une méta-analyse de 18 essais randomisés rapporte une baisse de la douleur (DM -1,09 ; IC 95 % -1,60 à -0,57 ; I² = 89 %) et une amélioration de la qualité de vie orale OHIP-14 (DM -3,82 ; IC 95 % -4,79 à -2,86), sans effet net sur la xérostomie ni la dépression ; les analyses par paramètres d'irradiation restent exploratoires et ne permettent pas de définir un protocole optimal (DOI). Pour l'hypersensibilité dentinaire, une méta-analyse de 31 essais randomisés (25 en synthèse quantitative) place les thérapies laser en tête des modalités avancées, devant la nano-hydroxyapatite et le verre bioactif, avec un SMD poolé toutes modalités de -1,02 (IC 95 % -1,32 à -0,73 ; p < 0,001) (DOI). Une revue de cadrage sur 25 études (2010-2025) complète le tableau : diodes basse puissance de 630 à 980 nm, Er:Cr:YSGG et Nd:YAG sont efficaces, et l'association à un agent désensibilisant donne l'effet le plus rapide et le plus stable (DOI).

Un essai randomisé chez 24 patients avec dysfonction du nerf facial après chirurgie de l'articulation temporo-mandibulaire a comparé deux systèmes de PBM sur 15 séances et 60 jours. Les deux groupes s'améliorent sur les scores Sunnybrook et FaCE (p < 0,001) sans différence des grades House-Brackmann ; les variations J5-J60 favorisaient l'un des appareils pour Sunnybrook (17,67 contre 13,75 ; p = 0,036) et FaCE (22,92 contre 18,64 ; p = 0,040), mais le modèle mixte ne montrait pas de différence de trajectoire (DOI).

Plusieurs revues appellent à la retenue. Dans les troubles temporo-mandibulaires, une évaluation méthodologique de 14 essais (620 patients) comparant PBM et TENS note des améliorations numériquement plus importantes avec la PBM sur la douleur et l'ouverture buccale, mais 12 des 14 études sont de niveau III et l'hétérogénéité interdit toute conclusion de supériorité (DOI). Sur la prévention des récidives d'herpès labial, seuls 3 essais randomisés existent : deux rapportent moins de récidives après PBM, un ne trouve pas de différence, et la certitude est faible (DOI). Chez l'enfant atteint d'hypominéralisation molaire-incisive, une revue de 8 essais sur la gestion de la douleur pendant les soins juge les résultats de la PBM inconsistants entre les études, avec un risque de biais élevé dans la plupart des essais (DOI).

Trois publications complètent le domaine. Une revue narrative sur les traitements non pharmacologiques du continuum lichen plan buccal vers le carcinome épidermoïde oral juge les preuves les plus solides et cohérentes pour la PBM dans le lichen plan et en soins de support des toxicités des traitements anticancéreux (DOI). Une revue de cadrage sur les cellules souches mésenchymateuses en dentisterie régénérative décrit comment la PBM augmente prolifération, migration et différenciation ostéogénique, chondrogénique et angiogénique selon la longueur d'onde et la dose, via la cytochrome c oxydase, l'ATP et la régulation de RUNX2, Sox9 et PPARγ (DOI). Un rapport de cas décrit l'excision d'une mucocèle labiale au laser diode superpulsé 810/980 nm suivie d'une PBM postopératoire (0,3 W, 2 J par point), avec cicatrisation sans douleur, œdème ni récidive à 90 jours ; l'intervention principale reste chirurgicale (DOI). Enfin, un protocole d'essai randomisé en deux phases chez des enfants de 10 à 13 ans vise à valider un dispositif extra-oral de repérage du condyle pour guider la LLLT dans le traitement orthopédique des classes II squelettiques ; la phase 2 doit débuter en décembre 2026 (DOI).

Oncologie et soins de support

Rappelons ce qui ne change pas : dans ce domaine, la photobiomodulation intervient en soin de support des effets secondaires des traitements, jamais comme traitement du cancer lui-même.

Une méta-analyse de 13 essais randomisés (1 049 participants) publiée dans l'International Journal of Nursing Studies a évalué les interventions non pharmacologiques contre les altérations du goût induites par la chimiothérapie. Globalement, elles réduisent l'incidence des troubles du goût (RR 0,72 ; IC 95 % 0,61 à 0,86). En sous-groupe, la PBM améliore significativement la perception du salé (SMD 0,90 ; IC 95 % 0,60 à 1,20), de l'acide (SMD 0,69 ; IC 95 % 0,09 à 1,29) et du sucré (SMD 0,66 ; IC 95 % 0,14 à 1,18) (DOI).

Dans la xérostomie radio-induite des cancers de la tête et du cou, une méta-analyse de 7 essais randomisés trouve une réduction de la douleur orale (DM -0,76 ; IC 95 % -1,33 à -0,20 ; certitude modérée) ; pour les flux salivaires stimulé et non stimulé, les estimations favorisent la PBM sans atteindre la significativité, avec une hétérogénéité supérieure à 90 % (DOI). Une revue structurée de 42 publications sur la même indication distingue prévention, atténuation et traitement, cite une méta-analyse de 2026 rapportant une amélioration du flux salivaire (SMD 0,75 ; IC 95 % 0,03 à 1,46) sans amélioration de la xérostomie subjective (SMD -0,07), et conclut qu'aucun biomarqueur salivaire ni modèle d'intelligence artificielle ne permet aujourd'hui de prédire la réponse (DOI).

En oncologie pédiatrique, l'acceptabilité compte autant que l'efficacité. Dans le cadre d'un essai randomisé croisé, les aidants de 32 enfants sous chimiothérapie ont été interrogés sur la PBM extra-orale et intra-orale pour prévenir la mucite : 65,6 % préfèrent l'extra-orale, un inconfort est rapporté dans 43,8 % des cas en intra-oral contre 6,3 % en extra-oral (p = 0,001), et l'intra-orale est plus souvent perçue comme mieux contrôlant la douleur (34,4 % contre 12,5 %), sans que ces perceptions correspondent à des différences d'incidence ou de sévérité de la mucite (DOI).

Chez le rat, dans un modèle d'ostéoradionécrose (35 Gy puis extraction dentaire, 29 animaux), une PBM infrarouge 940 nm et une PBM bi-longueur d'onde (632-650 nm + 904-940 nm) pendant 14 jours ont toutes deux augmenté l'expression d'ALP, BMP-2 et ostéonectine et réduit TRAP par rapport au groupe irradié non traité (p < 0,05), l'ALP étant plus élevée avec la bi-longueur d'onde (DOI). L'étude sur le lymphœdème après cancer du sein, négative sur ses critères principaux, est détaillée dans la section des résultats négatifs.

Neurologie et santé mentale

Le travail le plus abouti du mois est une étude translationnelle publiée dans Molecular Psychiatry sur la PBM transcrânienne et le sommeil. Chez la souris, la stimulation proche infrarouge augmente significativement le sommeil lent et la puissance delta pendant et après la stimulation, avec élévation de l'adénosine dans le cortex frontal ; in vitro, la production d'ATP augmente sans cytotoxicité. Chez l'humain, un essai randomisé en double aveugle sur 40 sujets rapporte des réductions significatives de la sévérité de l'insomnie, des perturbations du sommeil et de la latence d'endormissement, sans que les valeurs soient détaillées dans le résumé (DOI).

Dans la maladie d'Alzheimer, une méta-analyse en réseau de 36 essais randomisés (1 445 patients) compare huit techniques de neuromodulation. La stimulation par impulsions transcrâniennes obtient les meilleurs gains sur le MMSE (DM 3,92 ; IC 95 % 1,57 à 6,35) et le MoCA, la rTMS sur l'ADAS-Cog (DM -11,10). La PBM figure parmi les interventions comparées mais aucun résultat qui lui soit propre n'est donné dans le résumé, et aucune modalité n'est universellement supérieure (DOI). Une étude de marqueurs EEG chez 88 participants (Alzheimer, démence frontotemporale, contrôles) y ajoute une analyse exploratoire d'un cas unique sous PBM, avec hausse de la puissance alpha et projection du profil EEG vers les sujets sains ; la PBM y est périphérique au sujet principal (DOI).

Le reste du mois est surtout composé de revues de mécanismes, et toutes soulignent que les données cliniques restent en retard sur les données précliniques. Une revue dans Clinical Science décrit l'activation de la cytochrome c oxydase, la régulation des oscillations neuronales et des fonctions gliales, et appelle à une base de données de paramètres par pathologie (DOI). D'autres couvrent la neurogenèse adulte (DOI), l'équilibre excitation-inhibition dans les troubles neurologiques et psychiatriques (DOI) et la migraine, où les modèles précliniques montrent une réduction de l'hyperalgésie et du stress oxydatif mais où les preuves cliniques restent limitées (DOI). Trois revues plus larges placent la PBM parmi d'autres modalités : la neuromodulation non invasive dans l'Alzheimer avec le couplage cerveau-cœur comme cadre de biomarqueurs (DOI), la neurostimulation dans la dépression résistante (DOI) et une revue d'ingénierie des modalités électriques, magnétiques, ultrasonores et optiques (DOI). Une analyse bibliométrique de 191 publications sur la PBM dans les troubles du système nerveux périphérique montre une recherche en croissance depuis 2010, concentrée sur le syndrome du canal carpien, autour de trois axes : modulation de la douleur, régénération nerveuse et mécanismes (DOI).

Deux rapports de cas méritent d'être lus pour ce qu'ils sont. Une série rétrospective de 2 adolescents atteints de PANS/PANDAS persistant depuis plus de dix ans, traités par PBM transcrânienne 1070 nm à domicile et neurofeedback, rapporte une réduction de 73 % de la sévérité sur l'échelle PANS-31 chez l'un et de 50 % des symptômes obsessionnels-compulsifs chez l'autre. Les auteurs soulignent eux-mêmes qu'aucune conclusion d'efficacité ne peut être tirée (design rétrospectif, n = 2, interventions concomitantes), et l'un d'eux est affilié à un fabricant de dispositif (DOI). Un cas unique d'enfant de 6 ans avec trouble du spectre autistique et constipation chronique, traitée 90 jours par PBM abdominale et transcrânienne (LED 1064 nm, 54 mW/cm², 10 min par site), décrit une restructuration du microbiote fécal en séquençage 16S et une amélioration rapportée du transit et du comportement, sans contrôle sham (DOI). Nous avions abordé ce sujet dans notre article sur la photobiomodulation et l'autisme.

En préclinique, chez la souris diabétique, la PBM seule ou associée à la metformine ou à l'insuline améliore la neuropathie et les troubles cognitifs, les combinaisons produisant la récupération la plus marquée (DOI). Dans un modèle murin de lésion cérébrale hypoxique-ischémique, l'association PBM et inhalation d'hydrogène préserve mieux l'activité locomotrice et réduit la perte neuronale, l'activation gliale et l'apoptose que chaque traitement seul (DOI). Dans toutes ces indications, la PBM ne remplace ni le suivi médical ni les traitements prescrits. La méta-analyse négative sur les symptômes moteurs du Parkinson est traitée dans la section des résultats négatifs.

Ophtalmologie

Le contrôle de la myopie par lumière rouge de faible intensité répétée (RLRL) continue d'alimenter la littérature. Une étude rétrospective sur 3 ans chez 86 enfants compare la RLRL (2 séances par jour, n = 40) à l'orthokératologie (n = 46). La variation moyenne de longueur axiale était de 0,00 ± 0,28 mm avec la RLRL contre 0,45 ± 0,20 mm avec l'orthokératologie (p < 0,001) ; un raccourcissement axial d'au moins 0,05 mm était observé chez 40,0 % contre 2,17 % des enfants, et un contrôle complet (moins de 0,10 mm par an) chez 82,5 % contre 37,0 %. Un cas d'hyperréflectivité rétinienne réversible en OCT a été observé dans le groupe RLRL, sans perte visuelle (DOI).

À l'inverse, un essai randomisé exploratoire en double insu contrôlé par sham chez 40 enfants de 8 à 12 ans a testé une LED non cohérente de faible intensité deux fois par jour pendant 3 mois. L'élongation axiale était moindre dans le groupe traité, mais significative uniquement pour l'œil gauche (-0,056 mm ; p = 0,036) ; au niveau du participant, les différences n'étaient plus significatives après ajustement. Aucun événement indésirable grave (DOI).

Deux lettres complètent le domaine. L'une porte sur les modifications structurelles rétiniennes observées en OCT avec la RLRL répétée et sur leurs mécanismes potentiels (DOI), l'autre commente l'analyse coût-efficacité de la PBM dans la DMLA sèche intermédiaire fondée sur l'essai LIGHTSITE III à 24 mois (DOI). La question de la sécurité rétinienne à long terme chez l'enfant reste ouverte, et c'est à notre sens le point à surveiller dans ce domaine.

Sport, récupération et performance

Une méta-analyse de 23 essais randomisés chez des sujets sains conclut à de petits effets de la PBM sur l'endurance musculaire (p = 0,02) et la force (p = 0,04), plus nets chez les athlètes (p = 0,05) que chez les sujets simplement actifs (p = 0,07). Les paramètres associés aux gains d'endurance étaient une puissance inférieure ou égale à 100 mW par diode, 31 à 100 J au total, une application 1 à 3 minutes avant l'effort et au plus 4 sites ; la force s'améliorait plutôt avec 151 à 300 J et un délai supérieur à 3 minutes. Ces analyses de sous-groupes restent exploratoires (DOI).

Une revue systématique sur les courbatures (1 183 articles criblés) revisite les mécanismes neurophysiologiques selon la modalité d'exercice et recommande la PBM, avec la compression, pour la récupération après entraînement en résistance, sans effet chiffré spécifique à la PBM dans le résumé (DOI). Une étude pilote non contrôlée chez 28 jeunes joueurs de tennis (14,4 ans en moyenne) rapporte des gains aigus sur le saut après 15 minutes d'un dispositif portable, dont plusieurs restent significatifs après correction de Benjamini-Hochberg mais aucun après Holm-Bonferroni (DOI).

Une revue dans Frontiers in Bioengineering and Biotechnology fait le point sur la régénération du muscle squelettique : modulation de la cytochrome c oxydase, dissociation du NO, hausse de l'ATP et signalisation ROS contrôlée activant les cellules satellites, selon une relation dose-réponse biphasique. Les auteurs plaident pour une dosimétrie standardisée, une calibration radiométrique et des simulations optiques personnalisées (DOI). Un protocole d'essai randomisé contre placebo chez des hommes de 18 à 35 ans comparera la PBM au préconditionnement ischémique avant un exercice excentrique des fléchisseurs du coude, avec la force isométrique maximale à 24, 48 et 72 h comme critère principal (DOI).

Cicatrisation et dermatologie

Un essai de phase I en escalade de dose chez 22 patients porteurs de plaies chroniques a établi la tolérance d'une lumière bleue antimicrobienne 405 nm à haute fluence (20, 60 ou 100 J/cm², trois fois par semaine pendant 2 semaines). Tous les patients sauf un ont présenté des réactions cutanées de grade 1 (une phlyctène de grade 2), les 28 événements indésirables ont été jugés non liés, la douleur était absente ou légère sans différence entre doses, et aucune aggravation de la cicatrisation n'a été observée (DOI). La même équipe publie une revue systématique de 44 études in vitro (7 508 références criblées) sur les kératinocytes exposés à la lumière bleue : les réponses vont de la signalisation redox adaptative au stress oxydatif et à l'apoptose, les longueurs d'onde courtes ayant une marge plus étroite entre effet adaptatif et cytotoxicité, et toutes les études présentent un risque de biais modéré ou élevé (DOI).

Chez le rat, une étude randomisée sur 18 animaux a appliqué la PBM à la phase inflammatoire de plaies chroniques. À J3, les ROS sériques étaient multipliés par 1,24, l'IL-4 réduite de 1,58 fois et l'IL-6 de 2 fois, sans différence pour IL-1β, IL-10, TNF-α, bFGF ou TGF-β1 ; l'histologie montrait moins de macrophages et de polynucléaires et plus de fibroblastes (DOI). En chirurgie plastique faciale, une revue narrative sur le « biohacking » périopératoire cite la PBM parmi les stratégies de récupération, aux côtés de l'oxygénothérapie hyperbare et des champs électromagnétiques pulsés, sans donnée chiffrée (DOI).

Indications émergentes

Deux essais exploratoires sortent du cadre habituel. Chez 50 femmes euthyroïdiennes naïves de traitement atteintes de thyroïdite auto-immune chronique, un essai prospectif en ouvert et non randomisé a comparé une PBM transdermique dirigée sur la thyroïde (n = 25) à une supplémentation en sélénium et vitamine D (n = 25), avec 3 mois de suivi. L'interaction temps × groupe était significative en faveur de la PBM pour le glutathion sérique (F = 19,10 ; p < 0,0001), les anti-TPO (p = 0,001), les anti-Tg (p = 0,002) et le volume thyroïdien (p < 0,0001). Aucune patiente du groupe PBM n'a eu besoin de lévothyroxine, contre 24 % dans le groupe supplémentation. L'absence de randomisation et d'insu impose de confirmer ces résultats (DOI). Chez 7 diabétiques de type 2, une étude pilote de faisabilité a appliqué une irradiation LED multi-longueurs d'onde (660, 850 et 940 nm ; 5 mW/cm² ; 4,5 J/cm²) sur le crâne trois fois par semaine pendant 4 semaines. La glycémie à jeun (p = 0,026) et la glycémie moyenne (p = 0,044) ont diminué, avec une baisse limite de l'HbA1c (p = 0,051) ; insuline, HOMA-IR, lipides et CRP n'ont pas varié. Aucun événement indésirable, mais aucun groupe contrôle (DOI).

Un protocole d'essai randomisé en double aveugle contrôlé par sham évaluera une séance unique de PBM (laser 808 nm, 100 mW) dans les 12 heures suivant un accouchement vaginal avec traumatisme périnéal de premier ou deuxième degré, sur la douleur, l'œdème vulvaire, le fonctionnement maternel et la fonction sexuelle jusqu'à 3 mois (DOI). Une revue structurée de l'électrothérapie en rééducation pédiatrique (2000-2026) juge les preuves de la PBM et de la HILT prometteuses mais spécifiques à certaines indications, avec une tolérance à court terme favorable et un manque de données de sécurité à long terme (DOI). Enfin, les recommandations de la cinquième Consultation internationale de médecine sexuelle (ICSM 2024) passent en revue les interventions régénératives pour les dysfonctions sexuelles ; les preuves les plus solides concernent les ondes de choc de faible intensité dans la dysfonction érectile, et la PBM est citée parmi les techniques aux études encore méthodologiquement limitées (DOI).

Mécanismes et recherche fondamentale

Trois études d'une même équipe brésilienne sur l'arthrite au zymosan chez la souris (laser 830 nm, 10 mW, 3 et 30 J/cm², évaluations à 24, 48 et 72 h) montrent que la PBM modifie l'expression des gènes de réparation de l'ADN par excision de base, avec réduction d'APE1, FEN1 et LIG1 à 24 h (DOI), celle des gènes de maintenance télomérique, sous-exprimés à 24 et 48 h puis surexprimés à 72 h à haute fluence (DOI), et oriente les macrophages vers un profil M2 anti-inflammatoire, 3 J/cm² réduisant les cellules M1 à 24 h et 30 J/cm² favorisant la polarisation M2 à 48 et 72 h (DOI).

Sur un modèle cellulaire d'arthrose (SW1353 stimulées par IL-1β), un criblage de conditions à 660 nm identifie 5 mW/cm² et 18 J/cm² comme la combinaison la plus efficace pour réduire IL6 et MMP13 selon un schéma biphasique ; le RNA-seq montre une suppression des voies TNF, NF-κB, IL-17 et JAK-STAT et 157 gènes inversés par rapport au profil arthrosique (DOI). Dans un modèle Alzheimer, la PBM 808 nm (30 J/cm²) restaure l'intégrité du réseau mitochondrial de neurones hippocampiques exposés à l'amyloïde-β, normalise ROS, ATP et potentiel de membrane, et perd tout effet quand la dynamique mitochondriale est bloquée par Mdivi-1 (DOI). Sur des neurones HT22 lésés par la corticostérone, la PBM 808 nm améliore la viabilité et restaure la phosphorylation d'AMPK et ULK1, effets largement abolis par l'inhibition pharmacologique d'AMPK (DOI).

Deux études in vitro sur des cellules souches de dents déciduales cultivées sur acide polylactique montrent qu'une irradiation unique à 660 nm module l'activité métabolique et le cycle cellulaire de façon dose-dépendante, 4 J/cm² donnant une activité supérieure au contrôle à 24, 48 et 72 h (p < 0,05) et une fraction G2/M plus élevée à 72 h (DOI), et que 1,0 J/cm² sur scaffolds électrofilés accroît la colonisation sans augmenter les cellules mortes (DOI). Sur des macrophages RAW264.7 soumis à un stress hyperglycémique et inflammatoire, la PBM 720 nm (0,3 mW/cm²) et les champs électromagnétiques pulsés atténuent chacun les marqueurs inflammatoires, et leur combinaison ramène la production de NO vers la valeur normoglycémique, sans interaction sur les cytokines (DOI). Des îlots pancréatiques murins isolés traités quotidiennement pendant 7 jours sécrètent environ deux fois plus d'insuline après 3 jours, un résultat qui intéresse la transplantation (DOI).

Trois résultats intéressent directement la sécurité et la dosimétrie. Sur des microsphères 3D de cancer colorectal HT-29, une fluence de 80 J/cm² augmente la libération de LDH et la production de NO et réduit la densité cellulaire (p < 0,05), alors que 2 J/cm² montre un profil cytoprotecteur modeste ; la réponse des gènes Wnt est mixte et n'établit pas d'activation de la voie (DOI). Une modélisation par ray-tracing voxel de l'irradiation à 635 nm montre que l'absorption maximale se situe à 0,02-0,04 mm de profondeur et que la forte pigmentation concentre l'absorption dans l'épiderme superficiel, ce qui plaide pour adapter les doses au phototype (DOI). Enfin, chez le rat en douleur neuropathique par constriction du nerf sciatique, dix séances de PBM infrarouge augmentent les seuils de retrait et réduisent l'allodynie dans les deux sexes, avec une récupération relative plus importante chez les femelles et une sensibilité réduite en métœstrus (DOI).

Résultats négatifs ou neutres

Quatre études de ce mois ne vont pas dans le sens attendu, et elles comptent autant que les autres.

Dans la cervicalgie chronique non spécifique, un essai randomisé de supériorité en simple aveugle chez 62 patients a comparé un programme multimodal de 8 semaines avec ou sans PBM laser infrarouge. Contre toute attente, les différences significatives favorisaient le groupe sans PBM pour l'incapacité (NDI 4,06 ; IC 95 % 2,83 à 5,28 après intervention ; 3,23 à 1 mois) et la douleur au repos (0,54 ; IC 95 % 0,14 à 0,95). Aux doses testées, la PBM n'a apporté aucun bénéfice additionnel (DOI).

Dans la maladie de Parkinson, une revue systématique de 8 essais (279 patients), très hétérogènes en longueurs d'onde et en dosimétrie, avec méta-analyse sur 4 essais randomisés, ne montre aucun effet significatif sur les symptômes moteurs (MDS-UPDRS-III : DM -1,37 point ; IC 95 % -5,55 à 2,80) ni sur le Timed Up and Go (DM -0,52 s), malgré une bonne tolérance. Les tailles d'effet individuelles allaient de d = 0,03 à 0,41 (DOI).

Dans le lymphœdème après cancer du sein, un essai randomisé à trois bras chez 46 patientes a comparé la LLLT à 904 nm, à 650 nm et un sham en complément de la thérapie décongestive. Aucune différence intergroupe sur la lymphographie au vert d'indocyanine, la bio-impédance ni la constante diélectrique tissulaire ; seule la variation du ratio de vitesse d'onde de cisaillement supéro-latéral différait (p = 0,029), un résultat que les auteurs qualifient d'exploratoire (DOI). Enfin, l'essai exploratoire sur la myopie par LED décrit plus haut, dont les différences n'étaient plus significatives après ajustement (DOI).

Questions fréquentes

La photobiomodulation peut-elle remplacer un anti-inflammatoire avant une chirurgie ?

Un essai randomisé de septembre 2026 montre qu'une séance de PBM préopératoire à 810 nm n'est pas inférieure au célécoxib sur la douleur à 24 h après prothèse totale de genou, avec moins de gonflement et moins d'effets digestifs. C'est un seul essai sur 80 patients, dans une indication précise. Il ne justifie pas de modifier un protocole analgésique sans l'avis de l'équipe chirurgicale.

Quelles indications dentaires de la PBM sont les mieux documentées ?

La douleur après extraction de troisième molaire, la stabilité précoce des implants et le syndrome de la bouche brûlante disposent chacun d'une méta-analyse d'essais randomisés en septembre 2026, avec des effets significatifs mais une certitude des preuves jugée faible à très faible. Les troubles temporo-mandibulaires et l'herpès labial restent en attente d'essais de meilleure qualité.

La lumière rouge pour la myopie de l'enfant est-elle sûre ?

Les données de septembre vont dans deux directions. Une étude sur 3 ans confirme un contrôle de la longueur axiale nettement supérieur à l'orthokératologie, avec un cas d'hyperréflectivité rétinienne réversible. Une lettre attire l'attention sur des modifications structurelles rétiniennes en OCT. La question de la sécurité à long terme n'est pas tranchée et impose un suivi ophtalmologique.

La photobiomodulation fonctionne-t-elle dans la maladie de Parkinson ?

Pas sur les symptômes moteurs, selon la méta-analyse de 4 essais randomisés publiée ce mois-ci : aucun effet significatif sur le MDS-UPDRS-III, malgré une bonne tolérance. Les protocoles sont très hétérogènes et les effectifs faibles, ce qui laisse la porte ouverte à des essais mieux dosés, mais en l'état la PBM n'a pas démontré d'intérêt moteur dans cette maladie.

Une dose plus élevée de lumière donne-t-elle un meilleur résultat ?

Non. Sur des cellules de cancer colorectal, 80 J/cm² est cytotoxique alors que 2 J/cm² est cytoprotecteur ; sur un modèle d'arthrose, la réponse est biphasique avec un optimum à 18 J/cm² ; dans l'arthrite chez la souris, 3 et 30 J/cm² n'orientent pas les macrophages de la même façon. La photobiomodulation obéit à une fenêtre thérapeutique, pas à une logique de dose croissante.

Ce qu'il faut retenir

Trois publications tirent le niveau de preuve vers le haut ce mois-ci : l'essai de non-infériorité face au célécoxib avant prothèse de genou, la méta-analyse de 32 essais randomisés en implantologie, et la méta-analyse sur les altérations du goût après chimiothérapie. La comparaison HILT contre ultrasons dans la gonarthrose leur ajoute un résultat clinique net, à nuancer par le lien d'intérêt signalé dans la méta-analyse du même domaine.

Le reste du mois raconte une histoire plus sobre. Les essais négatifs sont bien conduits : cervicalgie chronique, symptômes moteurs du Parkinson, lymphœdème après cancer du sein. Ils ne fragilisent pas le champ, ils le délimitent. Une technologie qui échoue quelque part est une technologie qu'on peut prendre au sérieux ailleurs.

La tendance la plus utile est celle des essais contre traitement actif. Comparer la lumière à un placebo répond à une question de laboratoire ; la comparer à un anti-inflammatoire, à des ultrasons ou à une thérapie par miroir répond à la question que se posent les praticiens. Septembre 2026 en compte quatre.

Les zones d'incertitude restent les mêmes : la dosimétrie varie d'une étude à l'autre, les effectifs sont souvent faibles et plusieurs méta-analyses jugent elles-mêmes la certitude de leurs preuves faible ou très faible. Tant que longueur d'onde, irradiance, énergie par point et nombre de séances resteront aussi dispersés, les revues continueront de conclure à des preuves insuffisantes sur des indications où la PBM fonctionne pourtant.

Pour en savoir plus sur nos dispositifs et notre approche de la photobiomodulation, rendez-vous sur bioledtherapy.com.

Sources : PubMed / NCBI, publications indexées entre le 4 septembre et le 4 octobre 2026. Les liens DOI renvoient vers les publications d'origine. Les résumés sont des synthèses indicatives ; il convient de se référer au texte intégral avant toute exploitation clinique ou communication. La photobiomodulation ne remplace pas un traitement prescrit ; parlez-en à un professionnel de santé.

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